Micro-entreprise et partenariats – Pensez rentabilité et juridique !

Autant que le chat est chasseur et la vache herbivore, nous sommes tous, en tant qu’humains, des êtres pourvus d’un besoin social. C’est dans notre nature.

En plus de celui-ci, nous sommes équipés d’un besoin d’accomplissement.

Quoi de plus naturel alors, quand on le concrétise en entreprenant, de vouloir les réaliser grâce à des partenaires ? Rien, mais il existe dans nos sociétés élaborées, des lois à respecter. Attention à ne pas déborder de leurs contours !

Travailler ensemble pour optimiser son chiffre d’affaires est loyal. Déguiser une société en partenariat, autrement dit se rendre coupable de fraude fiscale, ne l’est pas.

Pourquoi collaborer ?

Les motivations d’une collaboration sont multiples. Un partenariat permet de partager des savoirs, d’additionner des compétences dans des domaines complémentaires, de se diversifier, de rompre l’isolement, d’avoir des « collègues », de développer son réseau, de s’encourager, de partager les doutes, … Le tout pour un objectif commun : gagner de l’argent.

L’émergence du besoin de l’autre

Le besoin d’être accompagné ou secondé dans une mission ne relève pas toujours de la stratégie commerciale. Certains entrepreneurs vont faire appel, dans l’urgence ou non, à autrui, pour déléguer et respecter les délais plus que pour développer leur chiffre d’affaires.

D’autres sauront dès le début de leur activité qu’ils vont devoir utiliser leur réseau ou en créer un pour développer leurs affaires. Parfois ce sont des rencontres, des hasards qui feront naître des idées neuves et des partenariats.

C’est bien connu, l’union fait la force. Mais elle ne nourrit pas son homme, en tous cas, pas à elle seule. Les idées, c’est bien. Être rentable est indispensable.

Rentabilité pour tous

Chacun doit tirer son épingle du jeu, et pour ça, une bonne anticipation s’impose. L’improvisation fonctionne pour le théâtre, pas pour les affaires !

Concrètement, prenons un rédacteur qui voudrait proposer une prestation complète à son client. Par exemple, un beau livre. Sa compétence est la rédaction. Pour la mise en page, l’intervention d’un graphiste sera nécessaire. Éventuellement, un photographe et/ou illustrateur pourra faire partie du projet. Ensuite, il faudra imprimer l’ouvrage.

Notre rédacteur devra prendre en compte l’intervention de ces différents professionnels et estimer leur coût afin de fixer le tarif de sa prestation en conséquence et s’assurer d’être rentable.
Il est fondamental de ne pas négliger cet aspect afin que chaque acteur trouve un intérêt, et surtout, du plaisir à collaborer.

La difficulté est de définir pour chacun, précisément, quel tarif sera compétitif et rémunérateur, il en va de la survie de votre affaire. En effet, la tentation est grande en début d’activité de brader son travail pour attirer le chaland. Hélas, faute de connaissance en gestion d’entreprise, on apprend toujours trop tard que c’est une erreur stratégique.

Juridiquement

Si vous avez un statut de micro-entreprise et que vous êtes plusieurs structures à intervenir sur un projet, chacune doit proposer un devis et une facture associés à ses propres prestations. Partager un même portefeuille clients est aussi interdit. En résumé, le partenariat entre micro-entrepreneurs n’est pas prévu par la loi. Cette forme de collaboration existe déjà et répond au doux nom de société.

Le partenariat en micro-entreprise doit rester occasionnel, disons qu’il est tout juste toléré. C’est au moment de l’établissement du devis et de la facture que vous serez confrontés à l’inexistence de législation en matière de partenariat hors société. Deux solutions s’offrent à vous pour vous protéger :

  • Vous établissez chacun votre devis/facture. Il faudra alors expliquer au client qu’il paie plusieurs prestataires.
  • Un seul prestataire facture au client, puis règle ses « associés » comme de la sous-traitance. Cette option est plus transparente pour le client, mais la pirouette sera moins rentable. Elle a l’effet pervers d’impliquer de payer deux fois les charges sociales pour la même prestation.

Revenons à notre exemple. Admettons que notre rédacteur facture le travail 2 000 €, il va payer ses charges sociales sur cette somme. S’il se sert ensuite de ladite somme pour payer son graphiste 500 euros qui devra aussi payer ses charges. Après un rapide calcul, vous aurez la joie d’apprendre que 27,5 % de la prestation sera métamorphosée en charges sociales, à la place de 22 % si vous choisissez d’établir chacun vos devis et factures. Vous pourrez obtenir une meilleure marge et proposer des prix plus compétitifs !

Ceci ne vaut-il pas la peine d’expliquer le contexte à vos clients ?

Chiffre d’affaires, législation, affinités !

Bien sûr qu’il est bénéfique de s’unir pour mieux réussir, mais avant d’être une histoire d’argent, le partenariat est avant tout une histoire humaine. Il s’agit de rencontres opportunes, de compétences complémentaires, de partages de valeurs communes, parfois même d’éthique. D’histoires d’amitié, d’esprit de solidarité, d’ouverture d’esprit et de concessions. Rien de tout cela ne se calcule, et c’est tant mieux !

Quel réseau professionnel au démarrage de son activité ?

Le réseau professionnel est un réel allié pour tous les chefs d’entreprises que ce soient des créateurs, des artisans d’art, des start-ups… Aujourd’hui, que vient-on chercher dans un réseau ? Puissant, il permet avant tout, de se faire connaître et développer sa communication par le bouche à oreille. Il est très efficace pour trouver des partenaires, des collaborateurs et des organisateurs de salons…

Chaque réseau professionnel propose, selon son fonctionnement et des spécificités, un accompagnement entrepreneurial, avec des ateliers pour monter en compétences et des partenaires pour bénéficier d’avantages. Voici une liste non exhaustive des acteurs du territoire breton, pour aider les porteurs de projets et les chefs d’entreprises à se développer.

Les acteurs de l’accompagnement pour les créateurs d’entreprises

Au lancement de son activité, un professionnel a besoin d’un accompagnement sur mesure pour répondre à ses besoins. Il existe un grand nombre d’organismes auprès des créateurs pour se lancer.

Tout d’abord, la BGE fait partie des acteurs phares pour la création d’entreprise. Elle est présente aux 3 étapes de la vie entrepreneuriale : diagnostic du projet, accompagnement et suivi. Une formation de 15 jours peut être proposée sur la création et la reprise d’entreprise.

Cités lab est un réseau qui aide à la création d’entreprises dans les quartiers d’une ville, classés zones prioritaires. Plusieurs initiatives sont proposées comme des permanences où le créateur peut bénéficier d’un entretien de positionnement et d’amorçage. En parallèle, des cafés créateurs et des ateliers sont programmés sur des questions comme « Comment présenter son projet à son banquier ? » ou « Comment chiffrer mon projet ?« .


Yao est un réseau de parrainage pour les jeunes de 18 à 30 ans avec un projet d’entreprise ou une entreprise de moins de 3 ans. Ils bénéficient d’un accompagnement par un chef d’entreprise expérimenté et un accès aux MOOCS (cours en ligne) sur la création d’entreprise. Pour cela, il suffit de poser sa candidature et d’être sélectionné pour avoir un parrain attribué, dans le cadre de ce fonds de dotation.


Le réseau Entreprendre est destiné aux chefs d’entreprises en création, en reprise ou en phase de développement. De plus, le réseau Entreprendre accompagne les entrepreneurs qui ont pour ambition de créer de l’emploi. L’adhésion aux valeurs du réseau est essentiel. L’entrepreneur doit candidater à l’asso pour être accompagné et soutenu dans sa démarche.

Vu que le berceau de Rêves de créateurs est sur le territoire vannetais, l’agence VIPE a conçu un guide sur les réseaux économiques très nombreux dans ce secteur dynamique. Une lecture intéressante pour les créateurs du Morbihan !

Des acteurs d’aide au financement


L’Adie (association de droit à l’initiative économique) accompagne les chefs d’entreprises pendant ou après la création. Le microcrédit professionnel est un dispositif d’aide pour les personnes en démarrage ou avec une entreprise de moins de 7 ans, à hauteur de 10000€ max. De plus, une offre de micro assurance est présente pour la RC pro, la prévoyance ou l’assurance auto.


En parallèle, Bretagne Active est une association d’accompagnement et d’aide financière pour créateurs/repreneurs d’entreprises. A noter que le réseau est présent pour les structures d’économie sociale et solidaire, ce qui permet le financement de projets d’entraide. Il existe des antennes départementales pour faciliter l’accès au crédit.

Les réseaux féminins


Femmes de Bretagne est un réseau basé sur l’entraide professionnelle. Il organise des rencontres et des ateliers thématiques sur plus d’une cinquantaine des villes des 5 départements. Ouverts à tous les secteurs professionnels, ce réseau se base sur le partage et la convivialité. C’est pourquoi il réunit les cheffes d’entreprises, les porteuses de projets et les bretonnes solidaires (étudiantes, salariées ou retraitées qui souhaitent mettre leurs compétences au service du réseau).


Entreprendre au féminin est un réseau féminin qui propose un accompagnement ciblé des porteuses de projets avec plusieurs outils : l’entretien d’orientation et de positionnement, la formation à l’émergence de projet sur 10 journées sur 10 mois et un accompagnement à l’international avec B-new.

Les réseaux business


Dans un précédent article sur les partenaires bretons des créateurs, le réseau professionnel Bouge ta boîte était mis à l’honneur. En effet, ce réseau mixe à la fois le réseau féminin et business.


Le BNI est le réseau le plus connu à travers le monde. Chaque ville a un ou plusieurs cercles. Le credo est un membre = un métier. Il n’y a donc pas de concurrence au sein du réseau professionnel BNI. On réseaute une fois par semaine de 7h à 9h, pour générer du business supplémentaire, nouer des partenariats, développer sa prospection commerciale et sa communication. Même si le billet d’entrée est à plus de 1000€, le retour sur investissement est garanti.

Le CJD (centre des jeunes dirigeants) est un mouvement d’entrepreneurs et de cadres dirigeants, dont l’action est multiple : formation, aide au développement de l’entreprise, outils de méthodologie. Dans une ambiance conviviale, il est possible de retrouver une dizaine de sections locales en Bretagne.

Reconversion professionnelle et entrepreneuriat

Depuis quelques années, la reconversion professionnelle a le vent en poupe. Si auparavant elle pouvait être considérée comme un échec, aujourd’hui elle résonne plus comme une prise de conscience, un choix courageux, un nouveau départ, dont beaucoup rêvent mais n’osent pas franchir le pas. Ce changement d’horizon est motivé de manière générale par une seule chose : une vie professionnelle plus épanouissante.

Selon une étude menée par l’AEF (Agence Education et Formation) en novembre 2017, 28% des français se sont déjà reconvertis, soit plus d’un français sur quatre, et 64% le souhaitent mais n’ont pas encore osé le faire. La prise de décision est finalement le cap le plus difficile à franchir, car elle s’accompagne la plupart du temps (pour ne pas dire toujours) de craintes comme « vais-je m’en sortir financièrement ? », « et si j’avais tout quitté pour rien ? », « mon rêve est peut-être trop beau pour se réaliser… ».

 

À chacun sa motivation

La reconversion commence tout d’abord par une remise en question, tant sur le plan professionnel que personnel. Il est important d’identifier les raisons qui nous ont poussé à vouloir changer de vie : un désir de liberté, un retour aux valeurs, être son propre patron, plus de créativité, moins de stress ? les raisons peuvent être multiples.


Parmi les nombreux jeunes entrepreneurs reconvertis en Bretagne, il y a Ronan PATRIX (exposant au salon Rêves de Créateurs édition 2017). Anciennement architecte naval, Ronan a créé AR’WOOD, un atelier de création de luminaires en bois. Ses différentes expériences ont développé son goût pour la technique et le développement de projets uniques. Manuel et curieux, il a su développer des compétences dans le travail du bois, l’électronique et la programmation sur divers projets personnels.

 

« Le luminaire est un produit industriel qui laisse sa place au créatif. A l’atelier, l’artiste et l’ingénieur que je suis ont toute liberté de mouvement ».

 

Dans d’autres cas, la réorientation professionnelle ne relève pas de l’envie mais d’une nécessité, comme ce fût le cas pour une autre exposante du salon Rêves de Créateurs édition 2017 : Adeline LECHEVALLIER. Anciennement pâtissière, elle fût contrainte de cesser son activité à cause d’une allergie massive aux œufs.

Passionnée par la création de bijoux depuis l’enfance, elle prit la décision de reprendre une formation de perlier à Paris, suivie d’une formation bijouterie-orfèvrerie en 2013 à Ploërmel qui lui donnera envie d’ouvrir son propre atelier. Elle exerce aujourd’hui à Auray, dans un espace de travail partagé : l’Argonaute. Elle y fabrique ses bijoux, des créations uniques faites de métaux précieux et de verre.

 

« Les cinq sens sont au cœur de mon travail. J’y retrouve la même sensualité que dans le travail de pâtissier ou de chocolatier-confiseur, ainsi que les couleurs ».

 

Réussir sa reconversion

Mais quelles sont les différentes étapes pour aller au bout d’une reconversion ? Voici quelques clefs qui vous aideront à mener votre projet à bien :

La détermination: vous allez probablement rencontrer des obstacles dans votre parcours, il est nécessaire d’être déterminé pour atteindre votre objectif et ne pas baisser les bras.

Avoir un projet solide: votre décision doit être réfléchie, étudiée. Il est important d’évaluer quelles seraient vos difficultés et vos capacités à les surmonter. Pour cela faites une étude de marché pour cerner dans quel environnement économique va se développer votre activité, identifier vos futurs clients, vos éventuels concurrents etc. Vous pouvez également faire appel à des organismes publics comme la CCI ou des organismes privés pour vous faire aider.

L’accompagnement: faites-vous accompagner par des professionnels, de nombreux organismes publics sont à votre disposition (comme l’APEC par exemple). Dans le privé, vous trouverez également quelques cabinets spécialisés et des coachs indépendants prêts à vous aider dans vos démarches (comme Steven GRAVOUIL de STG Consultants à Vannes).

Nous avons la chance d’avoir un territoire très riche en termes d’entrepreneuriat. De nombreux réseaux permettent d’accompagner les futurs chefs d’entreprise tout au long de leur projet avec pour objectif  de développer le dynamisme économique local. Parmi eux, Réseau Entreprendre Bretagne ou encore Initiative Bretagne, qui ont permis la création ou la reprise de nombreuses entreprises ainsi que le maintien ou la création d’emplois. Enfin , la CPME représente et défend les intérêts des TPE et PME françaises (elle est implantée dans tous les départements). Forte d’un réseau de 200 fédérations professionnelles, syndicats de métiers, et 116 unions territoriales, la CPME réunit près de 150 000 entreprises employant plus de 3 millions de salariés.

Une formation adaptée: une fois votre projet relativement abouti, recherchez la meilleure formation. Selon les cas, ses caractéristiques varient : plus ou moins longue ; certifiante ou diplômante. Vous pouvez aussi recourir au compte personnel de formation (CPF pour un parcours jusqu’à cent cinquante heures) ou au congé individuel de formation (CIF, pour un cursus de six à douze mois).

Le financement: les créateurs d’entreprises (ou repreneurs) peuvent bénéficier de nombreuses aides financières, notamment de la part des organismes publics comme le Pôle Emploi, la région, BpiFrance mais il en existe beaucoup d’autres. Le financement participatif, aussi appelé crowdfunding, peut également être une solution. Parmi les différentes plateformes ayant chacune leurs spécificités vous trouverez Kengo et Gwenneg qui soutiennent les porteurs de projet locaux. Certains concours pour jeunes entrepreneurs peuvent vous donner un coup de pouce sous forme de bourse. Et enfin les banques proposent aujourd’hui des solutions de financement pour aider votre projet à prendre forme.

Le soutien de ses proches : échangez avec votre entourage de votre désir de changer de métier. Cela aura également un impact sur leur vie, pas seulement sur la vôtre. Le soutien de la famille et des amis peut être déterminant dans la réussite de votre projet.

Si vous menez votre projet de manière intelligente, en étant bien accompagné, vous avez de grandes chances de créer une activité prospère. Vous ne deviendrez peut-être pas Bill Gates… Mais vous pourrez sûrement vivre de votre passion au bout de quelques temps. Et c’est à ce moment-là que vous vous féliciterez d’avoir osé vous lancer !

Ces partenaires bretons qui soutiennent les créateurs d’art et entrepreneurs

La création d’entreprise et le développement d’un réseau sont deux étapes incontournables pour vous, créateur d’art et/ou d’innovation. Notre jolie région de l’Ouest de la France, la Bretagne et plus précisément le secteur vannetais, est particulièrement dynamique en la matière grâce à de nombreux partenaires qui vous accompagnent tout au long de vos démarches.

 

Créer son entreprise grâce à la CCI, la CMA et la Région Bretagne

 

Les CCI, CMA et la Région Bretagne via le Pass Création vous proposent un accompagnement complet et qualitatif à la création d’entreprise. Ces structures vous permettent de transformer votre idée en projet viable sur le long terme. Avec elles, définissez tous les éléments nécessaires pour passer de l’idée à la création d’entreprise en toute sérénité.

 

La Chambre de Commerce et de l’Industrie de Bretagne

 

La Chambre de Commerce et de l’Industrie de Bretagne (CCI) vous accompagne – via un suivi personnalisé – dans votre démarche de création ou de reprise d’entreprise. Elle propose de vous :

  • Informer grâce à :
    • des réunions d’information gratuites pour vous permettre d’appréhender les étapes incontournables de la création d’entreprise
    • des « espaces entreprendre » au sein desquels des collaborateurs et partenaires vous conseillent sur les prestations d’accompagnement adaptées à l’état d’avancement de votre projet.
  • Former pour acquérir une méthodologie et poser les bases de votre projet.
  • Accompagner à la réalisation de votre étude de marché, au choix de votre statut juridique et fiscal et à l’élaboration de votre business plan.
  • Eclairer sur les financements auxquels votre projet / entreprise est éligible.

 

La Chambre de Métiers et de l’Artisanat

 

Vous dépendez de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Bretagne (CMA) si la nature de votre activité relève du Répertoire des Métiers et si vous répondez à l’éventuelle obligation de qualification professionnelle.

Elle propose sensiblement le même accompagnement que sa consœur, la CCI ainsi que les stages de préparation à l’installation (SPI) qui sont, eux, obligatoires pour vous installer.

 

La Région Bretagne via le Pass Création

 

la Région Bretagne a mis en place le Pass Création afin de sécuriser les parcours de création/reprise et assurer la viabilité économique dans le temps de l’entreprise créée ou reprise. Il s’agit d’un dispositif unique en France qui réunit des acteurs historiques de l’accompagnement à l’entrepreneuriat : l’ADIE, Bretagne Active, les CCI de Bretagne, les CMA de Bretagne, COB Formation et Initiative Bretagne.

Dans ce cadre, la région Bretagne finance un accompagnement en 3 étapes ayant pour objectifs l’optimalité, la sécurité et la pérennité.

  • Aide au montage du projet
  • Aide à la structuration financière
  • Accompagnement post création/reprise sur une durée de 36 mois.

Le Pass Création s’adresse à tous les porteurs de projet de création et de reprise en Bretagne (hors secteurs agricole et pêche) alors, profitez-en !

 

Développez votre activité avec les structures d’aide aux start-up

 

VIPE et Breizh Lab proposent des services destinés aux entrepreneurs généralement dans un secteur innovant. Ces deux structures vous permettent de vous implanter plus aisément en Bretagne.

 

VIPE

 

VIPE, l’agence vannetaise de développement et technopole a pour mission le développement économique et l’accompagnement à l’innovation. Elle crée une dynamique afin de préserver un écosystème favorable à l’innovation, à l’émergence de nouveaux projets et leur implantation en Bretagne.

Via ses services, elle facilite la coopération entre tous les acteurs du territoire qu’ils soient institutionnels, privés, publics, associatifs, financeurs, …

Au-delà d’un accompagnement personnalisé à la création d’entreprises à caractères technologiques et/ou innovants et de conseils à l’innovation, elle possède deux pépinières d’entreprises (le Prisme et Créalis) où vous pouvez prendre place le temps de lancer votre activité.

Aussi, VIPE participe au développement de votre réseau en favorisant les rencontres et les échanges au travers de :

  • ses petits-déjeuners conférences,
  • les Jeudis du Numérique,
  • de nombreux autres événements et animation tout au long de l’année.

 

BreizhLab

 

Le concept Breizh Lab ? Mettre en relation Start-Up et entreprises.

En effet, les entreprises adhérentes s’engagent à mettre à disposition des Start-Up qu’ils choisissent des espaces de travail, gratuit, en France et partout dans monde, dans leurs :

  • Bureaux,
  • Laboratoires,
  • Usines,
  • Espaces logistiques,
  • Espaces industriels,

Ils accroissent ainsi les chances de réussite des projets relevant de leur domaine. C’est l’occasion pour vous, start-up, de rencontrer et d’échanger au quotidien avec d’autres professionnels de votre secteur d’activité.

 

Créateurs d’art, faites-vous connaitre grâce à crealOuest

 

CrealOuest est un nouveau concept de site collaboratif dans l’Ouest de la France. Il permet aux créateurs, artisans, artistes et organisateurs de répertorier les événements dédiés à la création (Marchés de créateurs, salons d’artisanat d’art, marchés de Noël, salons professionnels, …). Un moyen de les faire connaitre à un public plus large.

Aussi, devenez membre de crealOuest en optant pour un espace dédié dans la galerie des créateurs ou répertoriez votre « boutique de créateurs ». Vous bénéficierez alors de l’audience qualitative du site pour vous faire connaître auprès des amateurs d’art et de création.

 

Trouver du soutien et de l’énergie via les réseaux

 

La Bretagne est un territoire de réseaux. Cette tendance est particulièrement marquée sur le bassin vannetais qui en voit se développer de nouveaux chaque année. En cette mi 2018, ils sont plus de 30 qu’ils soient sectoriels, métiers, transversaux, …  Ils permettent aux adhérents d’échanger sur des problématiques communes, partager leurs expériences, rompre l’isolement, développer leur réseau professionnel, … Un article leur sera dédié dans les prochaines semaines afin de vous en parler plus précisément. Aujourd’hui, nous allons simplement évoquer Femmes de Bretagne et Bouge Ta Boîte, deux réseaux féminins.

 

Femmes de Bretagne

 

C’est parce que Femmes de Bretagne fait partie intégrante de l’histoire de Rêves de Créateurs que nous souhaitons vous en parler ici. Le salon est né d’une idée de Corine Gillard, déjà membre active du réseau Femmes de Bretagne à ses balbutiements en 2014. Elle fait part de son projet à d’autres adhérentes qui décident rapidement de se lancer dans cette aventure.

Femmes de Bretagne est un réseau féminin qui met en avant l’entraide, la solidarité et la bienveillance entre porteuses de projet, cheffes d’entreprise et femmes solidaires.

Animé par des coordonnatrices bénévoles responsables de leur secteur géographique, le réseau propose des rencontres thématiques ou non, des ateliers pour vous aider dans votre entrepreneuriat, … Vous pouvez aussi échanger avec les adhérentes du réseau via un forum et solliciter des coups de pouce.

Un excellent réseau de solidarité qui vous permettra aussi de développer vos relations professionnelles !

 

Bouge Ta Boîte

 

Si le réseau Bouge Ta boîte est aussi exclusivement féminin, ses objectifs et son fonctionnement sont, eux, bien différents. Il s’agit ici d’un réseau business d’entrepreneures qui propose de développer son potentiel, accroître son chiffre d’affaires et propulser son activité. Son but ? Des entreprises plus performantes, plus audacieuses et plus innovantes davantage tournées vers le développement durable.

Les cercles sont le cœur de son fonctionnement. Chacun d’entre eux est constitué de 10 à 20 entrepreneures aux compétences complémentaires. Trois types de cycles de rencontres sont proposés aux « Bougeuses » d’un même cercle :

  • Les BougeUp permettent aux entrepreneuses d’échanger autour d’un programme structuré et pragmatique lié à leurs problématiques, métier, besoins. Ils ont lieu une semaine sur deux durant 1h30.
  • Les Ateliers Eclairants ont lieu une fois par mois. Pendant 2h, une « Bougeuse » présente un atelier en lien avec ses compétences afin d’enrichir celles de ses comparses de cercle.
  • Les Rencontres DUOS se déroulent autour d’un café ou déjeuner entre deux « bougeuses » du même cercle, une fois par mois. L’occasion de renforcer les liens individuels.

 

De nombreux partenaires de l’entrepreneuriat sont à même de vous accompagner et de vous aider à avancer quelle que soit l’étape à laquelle se trouve votre projet alors profitez-en ! Et puis … n’oubliez pas que …

Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin – Proverbe africain

A bientôt !

Comment communiquer sur Instagram en tant que créateur ?

Aujourd’hui, une image vaut 100 mots et la plus belle vitrine pour un artisan ou un créateur est bien son identité visuelle, que l’on peut mettre en valeur sur Instagram.

Les chiffres d’Instagram sont pharaoniques : 800 millions d’utilisateurs dans le monde avec près de 20 millions en France.

Pour un artisan ou un créateur, cela représente une vitrine de communication à exploiter. Pour avoir un compte Instagram populaire, 2 conseils sont à retenir : l’esthétisme, avec une mise en scène de l’objet, des paysages de rêves, une décoration design, des fleurs, les plans en macro et le choix de hashtags précis et populaires.

Qu’est-ce qu’Instagram ?

L’image est essentielle en communication digitale. Un chef d’entreprise utilise son site web et les réseaux sociaux pour communiquer sur son activité, ses produits, ses services, ses salons, ses marchés… Si vous ne savez pas ce qu’est Instagram, pas de panique !

https://www.instagram.com/revesdecreateurs/

Si la page Facebook est une évidence, depuis 2010, Instagram est devenu un véritable phénomène basé sur le visuel. Cette application simple à prendre en main permet de poster une image que l’on peut modifier par des filtres. Chaque jour, on tourne autour de 500 likes et 100 commentaires à la seconde.

Si aujourd’hui Facebook reste le numéro 1 en matière de réseaux sociaux pour l’instant, Instagram est très actif, avec un taux d’engagement 60 fois plus élevé que celui de Facebook ! De plus, c’est le réseau social par excellence des mobinautes que l’on consulte en permanence sur son smartphone.

Faut-il être sur Instagram en tant que créateur ?

Oui mais à condition d’être régulier dans la publication et réaliser des photos avec une bonne qualité.

Instagram est un réseau social en pleine croissance, avec ses codes. La qualité des photos est très élevée, pour la mise en valeur de leurs produits. Le réseau s’est professionnalisé. Si vous vendez des produits artisanaux (bijoux, poteries, produits de luxe), vous pouvez réaliser des mises en scènes très en vogue avec un décor en marbre, du bois, des bougies, des fleurs… Toutefois, il est important d’avoir sa propre image de marque et de la développer sur Instagram, afin qu’elle corresponde à l’univers du créateur.

https://www.instagram.com/archibien/

Votre compte Instagram en tant que professionnel ne pourra fonctionner que si vos publications ont un réel sens esthétique. Autant dire que les photos floues, de cassoulet ou d’atelier mal rangé auront un taux d’engagement quasi nul ! Mal utilisé, Instagram portera atteinte à votre crédibilité professionnelle.

Vous n’avez pas de compte Instagram, comment démarrer sur le réseau ?

Suite au téléchargement de l’application gratuite, la prise en main est très simple en quelques étapes :
1/ Créer un compte avec un identifiant cohérent avec votre marque (idéalement le même que votre nom de site web / Twitter / Facebook) et un mot de passe.
2/ Compléter la bio et ajouter un lien vers le site, avec le logo ou une photo représentant votre activité.
3/ Suivre des personnes inspirantes dans votre domaine d’activité ou des clients, pour être suivi en retour.
4/ Ajouter le lien de votre profil Instagram sur votre site, dans vos newsletters et vos signatures de mails.

Pour la publication des photos, le rythme doit être régulier entre 2 et 5 fois par semaine. On peut appliquer des filtres (couleur, luminosité) et recadrer les photos. Si vous utilisez un filtre, appliquez-le à 50% pour éviter le côté trop artificiel. Une entreprise ne doit pas reposter les publications, même s’il est possible d’utiliser l’application Repost for instagram.

Vous avez un profil sur Instagram et vous aimeriez un compte pro ?

Il est possible de modifier un profil en compte pro. Le compte pro permet de lier un compte Instagram à une page Facebook pour une publication automatique.

Il n’est pas possible de passer en compte professionnel Instagram si l’entreprise n’a pas de page Facebook pour votre activité. Votre profil entreprise doit donc obligatoirement être lié à une page Facebook.

Les avantages

  • Afficher un bouton « contact » dans la bio.
  • Obtenir des statistiques sur la portée des publications.
  • Promouvoir les publications sur Facebook.

Vous avez un compte Instagram mais vous n’avez pas de communauté ?

Le problème vient sûrement de la qualité de vos photos. En tant que créateur, vous pouvez vous dévoiler, partager vos coups de cœur, vos bons moments avec des clients, vos partenaires, tout en restant toujours cohérent avec vos valeurs ! Que montrer ?

  • Montrer les coulisses de votre activité artistique ou professionnelle.
  • Mettre ses produits en scène pour faire rêver ses clients.
  • Montrer sa tête de temps en temps pour humaniser votre communication.
https://www.instagram.com/blobenjeu/

A la manière de Snapchat, Instagram permet de raconter une histoire, enchaîner des images à la suite, avec des filtres, des GIFs ou du texte, grâce aux stories. Une bonne manière d’apparaître en haut de page d’accueil des utilisateurs !

A éviter :

  • Les photos ressorties de vos archives. Il faut rester dans l’instantané et l’authentique.
  • Les « patchworks » d’images. L’image unique est plus adaptée sur smartphone.
  • Le « repost » d’images. Un créateur doit créer un visuel unique.

Vous ne savez pas que écrire sur Instagram ?

Le ton rédactionnel est léger sur Instagram. Chaque image ou vidéo est accompagnée d’un texte assez court et de mots-clés (hashtags) précédés du signe #. Il favorise une meilleure visibilité auprès de votre cible, en choisissant bien ses #hashtags. Bien entendu, il est possible de créer un hashtag au nom de sa marque.

https://www.instagram.com/frombreizh.bzh/

Il est possible de choisir des hashtags populaires généralistes comme #picooftheday, #photooftheday, #elegance, #faitmain, #creationsfrancaises, #creatrice, #createur, #madewithlove, #madeinfrance, #handmade… Pour la création locale, le hashtag de votre région est plébiscité comme #bretagne, #breizh, #bzh.

Pour une créatrice de bijoux, vous pouvez miser sur ce type de hashtags : #bijoux, #bijouxfemme, #handmadejewelery, #slowfashion, #bijouxlovers, #bijouxfins, #bijouxdujour, #bijouxaddict, #bijouxfantaisie, #lookdujour, #accessories, #bijouxcreateurs ou même #entrepreuneusescreatives.

Si vous n’avez pas le temps d’alimenter votre compte Instagram, vous pouvez faire appel des professionnels en communication digitale comme un community manager pour vous aider dans cette démarche de mise en valeur sur les réseaux sociaux.